Akhbar Bani saf

Une rencontre des Beni-Safiens de Belgique a eu lieu ce 01 juin à Bruxelles à l'invitation de l'association Horizon Beni-saf

 

http://beni.saf-sur-mer.xooit.com/t985-Rencontre-des-Beni-safiens-de-Belgique.htm

http://www.eldjoumhouria.dz/PDF/takafa.pdf

Béni Saf: Le cri de détresse de la petite Halima

 par Mohamed Bensafi Le quotidien d'oran du 08/01/2009

Elle s'appelle B. Halima, elle a à peine 11 ans et elle pèse déjà 116 kg. L'enfant est, depuis au moins 4 années, atteinte d'une maladie très rare. Selon son dossier médical, l'enfant présente un hamartome dans la région hypothalamique. La maladie touche la région du cerveau. Souffrant d'un déséquilibre hormonale et Halima augmente sans cesse de poids. Ses médecins traitants souhaitent la transférer à l'étranger pour une meilleure prise en charge et éventuellement être opérée. Le service de neurochirurgie du CHU de Toulouse (France) s'est porté disposé à accueillir l'enfant. Néanmoins, il a fait savoir dans un message envoyé en septembre 2006, qu'il souhaite pouvoir disposer d'un complément d'imagerie, précisément un scanner cérébral sans injection de produit de contraste et une IRM injectée. Le second type de radiographie pose un problème à Halima. Lors de cette séance, le radiographié devra passer, en position allongée sur le dos, à travers le tunnel de la machine. La séance dure environ 25 mn. Cependant pour Halima, se tenir dans cette position est un véritable calvaire. Les douleurs les plus atroces se réveillent sur toutes les parties de son dos. D'ailleurs, depuis plus de deux années, la nuit elle est soit sur le côté ou sur le ventre. Le seul moyen, diront les cliniques, c'est de l'endormir (l'anesthésier) mais le risque encouru a très souvent pesé sur la décision de ces dernières. En 2 ans, le dossier médical de sa fille sous les bras, son père a parcouru tous les hôpitaux et toutes les cliniques du pays. Un seul établissement a fini par accepter. Résultat, les médecins ont demandé confirmation, synonyme d'une seconde IRM. Alors pour le père, c'est le cauchemar qui reprend. Cette fois-ci, aucune clinique n'a donné de suite. Le risque d'anesthésier la malade était, cette fois-ci, devenu plus lourd. Une fois, on a même trouvé Halima trop volumineuse pour passer à travers le tunnel. On a proposé au père de patienter jusqu'à l'acquisition d'un nouveau matériel de 3e génération où la séance de radiographie ne durerait que quelques secondes, que Halima devrait tenir le coup sans passer par l'anesthésie. Depuis, le père ne sait plus quoi faire. S'il doit attendre ce matériel ou continuer à frapper aux portes des cliniques pour obtenir le OK pour une IRM à Halima avec recours à l'anesthésie. Le temps passe, à la défaveur de Halima qui voit chaque jour sa maladie se compliquer, ses chances de guérison se réduire et son poids croître. En six mois, elle aura pris presque 60 kg. Elle souffre énormément. Ses parents occupent un appartement dans un immeuble et on devine toute la difficulté pour déplacer leur fille jusqu'au rez-de-chaussée quand une ambulance ou une voiture l'attend pour une destination médicale. Son père, retraité de la police, n'arrive toujours pas à trouver les finances nécessaires pour se déplacer jusqu'à Alger où, paraît-il, le dossier de sa fille stagne. L'affliction a non seulement gagné toute la famille mais aussi le voisinage et ses camarades de classe. Chaque jour, ils sont une dizaine, filles et garçons, à lui rendre visite. «Halima a été toujours la plus gentille de nous toutes», diront souvent les filles. L'association «El-Rafik» (le compagnon) de Béni Saf s'est mobilisée aux côtés de Halima. Cette association, à caractère social et humanitaire, apporte une assistance sanitaire et une prise en charge psychologique à Halima et sa famille. Pour que l'espoir de Halima ne s'éteint pas, dira un de ses bénévoles.

Beni Saf: Une association d'outre-mer présente son projet «l'HandiCirque en Algérie»

par Mohamed Bensafi (Le quotidien d'oran 23/10/2008)

Plaidant pleinement les causes des enfants handicapés, une association d'outre-mer, l'association «Horizon Béni Saf» a choisi la ville de Béni Saf pour présenter, pour la première fois, son projet sur l'HandiCirque en Algérie. Selon Mustapha Amrani, un Bénisafien résidant en Belgique et membre de cette association, joint par téléphone ce lundi, il s'agirait d'une projection d'un film consacré au projet en question, qui sera d'ailleurs suivie par un débat animé par la productrice elle-même - Delphine Tollet -, une ancienne collaboratrice de l'école du cirque de Bruxelles et initiatrice du projet HandiCirque, aujourd'hui proposé dans d'autres villes et pays à travers le monde.

La représentation a été donnée au Centre des déficients mentaux (ex-école Benbadis), sis plage du Puits à Béni Saf.
Béni Saf : Un père, une fille et une promesse

par Mohamed Bensafi (Le quotidien d'oran 30/09/2008)

Elle habite quelque part dans la région de Oulhaça (25 km à l'ouest de Béni Saf). En juin dernier, elle était toute contente d'avoir réussi son examen de 6ème, en septembre elle est toute chagrine de voir ses camarades rejoindre le CEM, pourtant à quelques minutes du domicile familial, et elle, non. La cause, son père en était opposé. Soucieuse de voir sa petite-fille perdre sa scolarité, sa grand-mère maternelle l'a fait venir chez elle, du côté de Aïn Témouchent pour la scolariser dans un CEM de la ville. Mais elle rencontra un problème lié à l'autorisation paternelle. Là-bas, le père persiste, pas d'école pour Aïcha, qui, la mort dans l'âme, retourne au bled. Informées, 2 membres de la FASDE (Fondation algérienne de la sauvegarde des droits de l'enfant), la présidente et la SG, le bâton de pèlerin à la main, se dépêchèrent sur les lieux. En plus de la fillette empêchée d'aller à l'école, elles découvrirent un autre enfant de 11 ans, handicapé moteur, qui lui n'a jamais connu l'école. Le père absent, elles chargèrent la mère, qui elle est toute convaincue à l'éducation de ses enfants, de rapporter à son mari l'objet de leur visite en tant que FASDE, que leur mission est de voir cette enfant retrouver, comme tous les autres enfants, son droit à l'éducation, la chance d'assurer un avenir. Elles repartirent avec le pressentiment d'avoir laissé derrière elles une messagère très mal à l'aise face à son quidam, pour lui dire une demande, déjà faite, celle de revenir à de meilleurs sentiments et laisser sa fille rejoindre l'école. Les 2 membres de la FASDE reviendront, deux jours plus tard, chez la famille avec des bras chargés d'habits pour l'Aïd El-Fitr aux 4 enfants de la famille. Cette fois-ci, elles purent rencontrer le père et réussirent à le convaincre à lever son veto. Elles ne quitteront la maison qu'une fois s'être rassurées par ce dernier à se rendre, le lendemain, à la mairie de la commune et de signer le document en question, document d'ailleurs fourni par les 2 visiteuses. Elles promettront aussi à la famille de trouver une âme bienfaitrice qui fournira à leur enfant handicapé un fauteuil roulant. Lundi matin, la présidente de la FASDE était toute ravie quand elle nous annonça au téléphone que le père est allé au terme de sa promesse, que Aïcha a rejoint le CEM de sa région, qu'elle a même déjà bénéficié de l'indemnité de scolarité (2.000 DA) et s'est vu acheter des articles scolaires par son père. «Comme Aïcha, ils (car il y a certainement aussi des garçons) devraient y en avoir encore dans la région et même dans le Témouchentois», conclut-elle. Son message est fort, tout enfant du monde a droit à l'éducation.

Béni-Saf : Une lycéenne en grève!

par Mohamed Bensafi (Le quotidien d'oran 25/09/2008)

Une lycéenne de la 2e A.S. observe, depuis dimanche dernier, une grève devant la porte de l'administration de son établissement, le lycée Chérif Tlemçani, de Béni-Saf. La jeune fille proteste contre une décision du conseil d'admission et d'orientation du lycée la maintenant dans la branche «Technique Mécanique». Pour ses proches, Khadidja (c'est son prénom), en remplissant la fiche de voeux, en juin dernier, avait misé sur les faveurs que lui accorderait sa note annuelle (13,79/20, avant de porter une préférence particulière pour la branche «Gestion Economie». Mais grande fut sa surprise, quand le conseil a décidé de l'orienter vers la branche «Technique Mécanique», portée pourtant au 3ème rang des voeux, après les Sciences naturelles. Une spécialité plutôt masochiste (pour garçons), défend-elle. Soutenue par sa famille, elle a alors déposé, à la rentrée, une demande de recours auprès de l'administration, recours qui sera jugé sans fondement.

Explication, selon une source proche de la direction qui considère comme toujours absente la gréviste, cette décision répond aux critères à appliquer et qu'un P.V. dudit conseil confirme la position de l'administration.

En attendant, Khadidja, qui semble déterminée à clamer réparation, campe devant le seuil de l'établissement jusqu'à obtenir gain de cause et rejoindre la classe «Gestion Economie». Ce mercredi matin, la jeune fille brandissait une pancarte géante où l'on pouvait lire sa désillusion. Encore qu'elle demande l'aide pour réaliser son but. Voulait-elle dire là, exaucer son rêve? Son frère tout déprimé dira: «ma soeur n'a sûrement plus le moral pour aller dans cette classe».

Ajouter un commentaire
Ce site est à votre disposition ,vous enfants de Beni-saf

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site