Projet Handicirque

 

Béni Saf-HandiCirque : Ensemble... en piste aux étoiles !
Mohamed Kali
El watan du 03/08/2009

HandiCirque, un projet pour rendre les arts du cirque accessibles à tous. Former les handicapés mentaux aux arts du cirque en Algérie est-il concevable alors que rien n’a été tenté pour former ces-arts les personnes sans déficience ?

C’est pourtant ce projet que se promettent de réaliser trois partenaires à Beni Saf en collaboration avec le cirque de Bruxelles, une institution qui a donné naissance à HandiCirque il y a 17 ans. La première question qui vient à l’esprit est de savoir pour quels débouchés les formera-t-on ? En novembre 2005, dans ces mêmes colonnes, nous avions soulevé la même question, relativement sur l’opportunité de la création de l’école du cirque de Tunis, une école qui était à sa 3e année d’existence et dont Mohamed Driss, directeur du Théâtre national tunisien, est le promoteur. Nos interlocuteurs nous avaient alors expliqué que le marché de l’emploi pour ce type de formation n’est réductible ni à l’existence d’un cirque ni à l’exiguïté du territoire tunisien et encore moins à son nombre d’habitants. Il était pensé en fonction du formidable secteur touristique en Tunisie, ses centaines d’hôtels et de cabarets dont les besoins en loisirs de leur clientèle sont évalués en millions de touristes annuellement.

Il s’agissait pour les promoteurs du projet de réduire l’importation de spectacles d’art du cirque pour ce secteur et de jeter, à travers la formation prodiguée, des « passerelles » pouvant féconder l’art des tréteaux en Tunisie. Quant aux trois promoteurs en Algérie (l’association des Handicapés Sidi Boucif de Béni-Saf, l’Association Horizon Béni-Saf basée à Lyon et la Maison de jeunes de Béni-Saf) elles citent l’édifiant exemple de ce qui a été réussi au Maroc par leur partenaire belge, l’Ecole de cirque de Bruxelles. Avec le concours de cette institution fondée en 1981, une école de cirque avait été créée depuis 10 ans avec succès à Rabat au profit des enfants des rues. A Béni-Saf, l’on songe plutôt à la « démarginalisation » des personnes « différentes » par l’accessibilité à un art d’expression, « les activités liées au cirque contribuent au développement de la personne en stimulant ses compétences motrices, ses capacités relationnelles et son expression artistique et créative ».

Mais il ne s’agira pas de former que les seuls handicapés mentaux puisque la formation sera ouverte également aux jeunes sans handicap de façon à lancer en Algérie les métiers du cirque. C’est dans cette perspective qu’une mission exploratoire avait été effectuée en octobre dernier à Béni-Saf par Delphine Tollet, l’initiatrice du projet, devenue entre-temps la coordinatrice générale des écoles de cirque européennes. La mission a débouché sur l’établissement d’une convention liant les partenaires et la constitution d’un dossier. Amrani Mustapha, vice-président d’Horizon Bén-Saf à Lyon, a présenté cette semaine l’état d’avancement du projet. Pour le montage financier, ce sont des institutions européennes qui sont sollicitées pour réunir un budget prévisionnel s’élevant à 28 000 Euros. L’idée de base est de former en Algérie même des formateurs aux techniques du cirque, soit 14 qui seront sélectionnés à travers les wilayas du nord-ouest du pays.

Imaginez un lieu où la simplicité et la chaleur de l'accueil ressembleraient à un gros soleil, une espèce de boule pleine d'énergie vers laquelle vous avez irrésistiblement envie de vous diriger. Et bien ce lieu existe en Belgique, tout près de chez nous, à l'Ecole de Cirque de Bruxelles.
 
Depuis 15 ans, un projet étonnant s'y développe sous la forme d'une association entre l'apprentissage des techniques de cirque et l'intégration de la personne handicapée. Né de l'envie de revaloriser et redynamiser un groupe d'adolescents à ce jour malentendants sans cesse confrontés de par leur handicap à des situations d'échec, le projet surnommé Handicirque a depuis lors fait un bout de piste. Chaque semaine, une centaine d'enfants, d'adolescents aux handicaps différents se dirigent dans une gaieté communicative vers les locaux de l'école.

Mohamed Kali El watan

Vous desirez soutenir ce projet merci de prendre contact avec l'association Hbs amrani001@yahoo.com

ou l'association Sidi Boucif à Beni saf  

Béni Saf: Un cirque pas comme les autres

par Mohamed Bensafi

Le quotidien d'Oran du 29 /07/2009

http://www.handicirque.be/pledocumentaire_handicirque.html

Un tel projet est possible à Beni-saf

Grâce à un concours de «Horizon Béni Saf», une association qui porte bien son nom, basée à Lyon en France et très présente en Belgique, un grand projet est en train de se dessiner à Béni Saf.

Le projet, qui s'appelle handicirque, est un atelier de cirque pour handicapés. Les choses ont commencé en octobre dernier, quand «Horizon Béni Saf», conduite par son vice-président M. Mustapha Amrani, un Bénisafien de souche, avait fait venir à Béni Saf une ancienne collaboratrice de l'école du cirque de Bruxelles (Delphine Tollet) dans le but de sensibiliser le grand public que le cirque est, pour les handicapés, un outil ou un moyen d'épanouissement. Le projet, qui se monte en partenariat avec l'association des déficients mentaux Sidi Boucif de Béni Saf, sera réalisé avec la collaboration du cirque de Bruxelles qui apportera la touche essentielle, la formation des animateurs. Ainsi, et profitant de son séjour à Béni Saf, Mustapha Amrani a animé ce dimanche une soirée cinématographique consacrée entièrement à ce sujet. Une soirée qui s'est déroulée en plein air dans l'immense cour du centre des déficients mentaux, sis à la plage du Puits, et à laquelle s'est jointe une pléiade d'invités bien intentionnés.

 Au programme, deux projections de films, un premier sur le cirque du soleil, un spectacle (l'un des meilleurs paraît-il) intitulé Alegria. Un spectacle consacré au cirque théâtre. En avant-première, l'animateur a incorporé une bande de 6 mn, tirée d'un spectacle donné par des handicapés (des mongoliens). Le spectacle, qui est en lui-même un chef-d'oeuvre, montre comment et combien une poignée d'handicapés a réussi à mettre en scène un spectacle de cirque. La réalité est bien là. Après 3 années de travail, à raison d'une heure par jour, faite de répétitions surtout, ces handicapés-artistes ont réussi à monter un cirque et jouer sans complexe sous un grand chapiteau devant des spectateurs ébahis, qui étaient la plupart du temps debout pour les applaudir. Echasses, ballons, barres parallèles, barres fixes, acrobaties, jongleries, tracs, pleurs, rires, joies, encouragements, solidarité, sueurs... tous ces mots ont été solidement mis en ensemble. Dire encore que le cirque, intitulé «Ma boule», a déjà parcouru plusieurs routes d'Europe. Un vrai régal pour les yeux. Comme gens invalides, ils n'ont rien à envier aux gens du Plus Grand Cabaret du monde proposé par Patrick Sébastien. «L'idée est venue, avait expliqué à l'époque Tollet, en 1993, parce que la philosophie de l'école du cirque est de démocratiser (vulgariser) les arts du cirque et montrer que tout le monde peut avoir accès aux différentes techniques du cirque, tout le monde est capable parce qu'on est convaincus que c'est un très bel outil d'expression, comme il y a beaucoup de techniques différentes, chacun dans un rôle de cirque y trouve son épanouissement, soit on jongle, soit on fait du théâtre, soit on fait de la danse, soit on fait du trapèze et forcément tout le monde y trouve quelque chose de magique, avec son corps ou son avis de s'exprimer quelque chose».

 En 2e partie de la soirée, un documentaire qui traite la problématique de l'environnement, «Home», un film réalisé par Yann Arthus-Bertrand. Pour Amrani, le but essentiel de la soirée est de faire «un peu de pub» autour de ce projet qui est l'école de cirque de Béni Saf. Selon notre interlocuteur, un dossier a été déposé au niveau de la commune de Bruxelles. Cette dernière, qui subside le cirque de Bruxelles, devra donner son accord après que l'Union européenne eut adopté son financement. Le projet a été évalué à 28.000 euros. Le cirque de Bruxelles sera chargé du volet formation. Une première promotion de 14 animateurs devra prendre part à cette formation qui sera encadrée par des experts du cirque de Bruxelles. C'est un cycle de 3 mois de formation qui devra se dérouler à Béni Saf, à la maison des jeunes et de la culture. «Au départ, a encore expliqué Amrani, on a ciblé des associations qui ont une relation avec l'enfant handicapé. C'est l'association Sidi Boucif qui a été chargée de prendre attache avec quelques-unes de la région (Aïn Témouchent, Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, El-Bayadh et Tiaret).

 Une fois formés, les animateurs seront appelés à démultiplier le savoir-faire en direction d'autres membres et de former des handicapés. La population ciblée, des membres de l'association ayant un niveau universitaire avec à la base une formation spécialisée (psychologie, para-clinique...). Enfin, le cirque est non seulement aujourd'hui un outil d'épanouissement mais aussi un métier attachant dans une industrie qui marche bien et qui offre des débouchés fort demandés sur le marché de l'emploi. L'handicirque, quant à lui, s'adresse à cette population bien définie, les handicapés, qu'il aide à sortir de leur handicap psychologique mais aussi d'apprendre un métier et devenir indépendant financièrement. Cependant pour la pérennité de l'action, les pouvoirs publics du moins le département concerné (la Solidarité, en principe) devront fort bien s'impliquer, en réservant par exemple aux futurs premiers diplômés du cirque pour handicapés un poste permanent.
Mohamed Bensafi

Vous desirez soutenir ce projet merci de prendre contact avec l'association Hbs amrani001@yahoo.com

ou l'association Sidi Boucif à Beni saf  

http://www.scoubriders.be/agenda.html

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